Family blaireau test 4Notre action pour la défense du blaireau a trouvé un écho favorable dans l’Indre mais aussi largement au-delà de notre département. Notamment la pétition en ligne sur le site Change.org qui demande au Ministère de l’environnement le classement du blaireau en espèce protégée, s’est fait l’écho de notre action et l’a fait connaître nationalement. Cela a permis d’atteindre en quelques jours l’objectif de financement que nous nous étions fixé pour couvrir les frais de procédure.

Nous tenons à adresser un Grand MERCI à tous les donateurs …

ainsi qu’à Frédéric DANIEL, promoteur de la pétition en ligne sur Change.org, pour l’appui apporté ainsi à notre association et à la défense du blaireau.

Nous apportons notre soutien total à la pétition nationale demandant le classement du blaireau en espèce protégée et invitons tous nos adhérents et amis à la signer en se connectant à l’adresse ci-dessous :

https://www.change.org/p/royalsegolene-classez-le-blaireau-comme-esp%C3%A8ce-prot%C3%A9g%C3%A9e

La procédure que nous avons mise en œuvre à notre niveau local est complémentaire de l’action menée nationalement. Ne plus considérer le blaireau comme une espèce « chassable » et soit complètement protégée comme c’est déjà le cas dans une grande partie des pays de l’Union européenne relève d’une action au plan national. Mais en attendant, tant que le blaireau peut être chassé, il faut exiger de l’administration comme nous le faisons par notre procédure qu’elle fournisse des éléments objectifs et sérieux motivant le maintien de la pratique cruelle et moyenâgeuse du déterrage lors de la période complémentaire.

LogoINVous êtes nombreux à nous soutenir ! Nous vous remercions chaleureusement pour les dons faits à notre association,pour la sauvegarde du blaireau. A ce jour, 1 105 euros ont été collectés par le biais du site helloasso, auxquels s’ajoutent 580 euros de chèques que vous nous avez adressés directement, soit un total de 1 685 euros. Bien que l’action soit loin d’être terminée et que la collecte se poursuive tout comme la procédure pour la protection du blaireau, nous tenons d’ores et déjà à vous exprimer notre gratitude quant au soutien que vous nous avez apporté.

Ainsi, bien que le référé ne nous ait pas donné raison sur la forme, estimant qu’il n’y avait pas eu de vice de forme dans la procédure, le jugement sur le fond, lui, n’a toujours pas été rendu et ne le sera que dans quelques mois.

Sur le fond, nous estimons que la période de chasse complémentaire est injustifiée,car en plus de présenter une méthode de chasse cruelle, que l’on pourrait qualifier de barbare, elle est surtout contraire au Code de l’environnement. En effet, ce dernier interdit formellement la destruction des jeunes, or ladite extension prend effet fin mai début juin, alors que les jeunes blaireaux ne sont pas encore autonomes. Ces éléments sont développés en détail dans le dossier consultable sur notre site.

Et ce ne sont pas les arguments de l’administration préfectorale, qui tente de justifier la période complémentaire, qui parviendront à prouver le contraire. Ainsi, la préfecture ne possède aucune estimation crédible quant au nombre de blaireaux présents dans l’Indre et ce, bien qu’elle en vienne à annoncer que la population de cet animal se porte bien. La seule chose qu’elle a été en mesure de fournir a été une carte indiquant la position des animaux retrouvés morts, sur une maille de 10 km x 10 km. Il n’est donc pas ici question de comptage sérieux, comme le fait d’ordinaire la Fédération de chasse.

Enfin, la préfecture n’a finalement été en mesure de fournir

Blaireau ptIndre Nature dépose un recours contre l’arrêté chasse 2016-2017

Depuis plusieurs années Indre Nature réclame la suppression de la période complémentaire autorisant du 15 mai au 31 juillet le déterrage des blaireaux en l’absence de données justifiant cette pratique barbare.

En effet le blaireau est le bouc émissaire de l’ignorance à son égard. Cet animal totalement inoffensif pour l’homme commet beaucoup moins de dégâts que ceux qui lui sont prêtés. Les destructions de gibier (lapereaux, oisillons) sont marginales ainsi que les atteintes aux cultures qui sont sans commune mesure avec celles commises par les sangliers ou cervidés. Aucune estimation de ses effectifs n’est disponible pour l’Indre dont environ 300 à 500 individus sont tués chaque année d’abord dans des collisions routières puis par la chasse et notamment par la technique du déterrage baptisée « vénerie sous terre » pour rendre cette pratique plus reluisante.

Bien que le blaireau soit une espèce protégée au niveau international par la convention de Berne, en France il fait cependant partie des espèces chassables. La période de chasse ne suffisant pas à ses persécuteurs, dans certains départements, dont l’Indre, l’habitude a été prise d’autoriser son déterrage à une période complémentaire, du 15 mai au 31 juillet à une période où les jeunes blaireaux ne sont pas émancipés ce qui entraîne leur mort certaine.

Depuis plusieurs années nous exigeons que l'administration apporte des éléments justifiant cette extension de la période de chasse, ce qui nous avait été promis par un courrier de la préfecture en 2014. Deux ans plus tard n'ayant toujours aucune réponse de l’administration lors de la Commission départementale de la Chasse, Indre Nature a décidé de déposer le 7 juillet 2016 devant le Tribunal administratif de Limoges un recours en annulation de l'arrêté du préfet de l'Indre n° 2016-1705-DDT 067 du 17 mai 2016 fixant les dates d'ouverture et de clôture de la chasse pour l'année cynégétique 2016-2017 dans le département de l'Indre autorisant pour une période complémentaire du 1er juillet au 31 juillet 2016 et du 15 mai au 30 juin 2017 dans tout le département la chasse sous terre au blaireau, ainsi qu'une demande de référé suspension de l'article 3 de ce même arrêté spécifiant cette autorisation de période complémentaire. Ce référé sera jugé à l'audience du 28 juillet du Tribunal administratif.

Lire le dossier complet sur le blaireau publié dans Mosaique n°77 ainsi que le détail de la procédure en cours

blaireau test MINIATUREEn attendant le jugement sur le fond nous avions demandé la suspension de l’exécution de l’article 3 instaurant une période complémentaire de chasse par vénerie sous terre du blaireau dans l’arrêté chasse 2016-2017. Le Tribunal administratif de Limoges siégeant en référé le 28 juillet ne nous a pas donné raison au motif qu’il n’y aurait pas de « doute sérieux quant à la légalité de l’arrêté attaqué ». Pourtant les irrégularités de procédure que nous avions pointées étaient nombreuses : non prise en compte de notre courrier dans le résultat de la consultation publique, non information de la commission départementale de la tenue de la consultation publique, publication de l’arrêté en l’absence de compte rendu de la commission départementale de la chasse, publication tardive (après le dépôt de notre recours au tribunal !) de ce compte rendu, publication officielle tardive de l’arrêté chasse sur le site internet de la Préfecture, …

Le tribunal n’a pas jugé ces irrégularités suffisantes pour mettre en doute la légalité de l’arrêté et nous le regrettons fortement. Cet arrêté est donc toujours pleinement exécutoire mais l’essentiel est dans le recours sur le fond que nous avions déposé simultanément contre l’arrêté et en premier lieu son article 3.

Sur le fond nous contestons cet arrêté parce que

JN 1Après Luçay-le-Mâle et Palluau-sur-Indre en 2015, la Journée Nature 2016 a eu lieu au Pêchereau , commune très réceptive aux problèmes de qualité de l’environnement et engagée dans la démarche OZP.

Le territoire de la commune présente une grande varieté de milieux naturels : vallée de la Creuse, côteaux et plateau bocager avec encore de belles prairies naturelles dont la biodiversité est cependant peu connue.

Une quarantaine de participants a profité de belles éclaircies pour découvrir la faune et la flore locale lors de la soirée consacrée le jeudi soir aux chauves-souris puis lors des cinq animations de la journée de samedi et la soirée papillons de nuits.

JN 2Le soleil était au rendez-vous pour le pique-nique partagé devant le gîte communal à midi.

Le stand a ravi les plus jeunes comme les plus agés qui ont pu mener une enquête sur l'exposition flore et profiter, dans une salle de projection improvisée, des images inédites capturées par les pièges photos d'animaux dans leur milieu naturel.

En fin de journée un pot de l'amitié a été gentiment offert aux participants par Monsieur le maire et ses conseillers. Nous les remercions vivement pour leur accueil !